Anticiper son passage DSN © iStock by GettyImages

Il est essentiel d'anticiper son passage à la DSN

12 décembre 2016

Le Groupe Randstad France, spécialiste des services en ressources humaines, a choisi de faire partie des entreprises « pilotes » dans la mise en place de la DSN. Accompagné par AG2R LA MONDIALE, le Groupe s’est lancé par anticipation dans la phase qui intègre les retraites complémentaires et la prévoyance. Au sein du service Administration paie intérimaire du Groupe Randstad, Chekib Ben Salem et Isabelle Dufour pilotent le projet DSN et nous font part de leur expérience.

Pourquoi avoir souhaité faire partie des entreprises « pilotes » ?

Chekib Ben Salem / Isabelle Dufour : Avec 100 000 bulletins de paie édités en moyenne tous les mois et, en tant qu’entreprise leader dans notre activité, il nous a semblé indispensable d’anticiper et d’être proactif. Dès la phase 2, nous avons rejoint le groupe de travail réuni par le Gip MDS, Groupement d’intérêt public en charge de la DSN. Lors du passage à la phase 3, une étape cruciale, nous avons choisi le même mode de fonctionnement en collaboration avec le Gip MDS et tous les organismes impactés par cette phase notamment AG2R LA MONDIALE.
Cela nous a permis d’analyser l’ensemble des cas de figure, de réaliser des tests et de repérer les situations potentielles de blocage, de bénéficier de supports de documentation très complets et surtout de contacts directs avec des experts de la protection sociale. Ces derniers se sont montrés très réactifs et très impliqués dans le projet. Le passage à la phase 3 de la DSN s’est révélé moins complexe que si nous l’avions fait sans être pilote.

Quel bilan dressez-vous de votre entrée en DSN ?

L’automatisation de certaines tâches nous a fait gagner du temps. La période de clôture mensuelle est aujourd’hui plus courte. Nous avons voulu faire d’une contrainte une opportunité et nous avons amélioré certaines de nos pratiques. Par exemple, nous avons mis en place de nouveaux outils afin de renforcer le contrôle des versements à l’URSSAF. Toutefois, comme les organismes parties prenantes, nous sommes dans une phase de rodage. La DSN nous prend encore beaucoup de temps. Il est donc encore trop tôt pour mesurer le véritable retour sur investissement aussi bien d’un point de vue humain que financier.

Quels conseils donneriez-vous aux entreprises ?

La DSN est un outil extrêmement exigeant et rigoureux qui ne laisse place à aucune erreur de contenu ou de saisie. Ainsi, un espace de trop sur un nom de famille ou un prénom suffit à bloquer les déclarations d’un établissement entier. La vérification et la saisie des données sont cruciales. Il faut y passer le temps nécessaire et bénéficier d’une phase de test suffisamment longue. Pour toutes ces raisons, il est essentiel de ne pas attendre le dernier moment.